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Bagam, aperçu géographique |
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Situé au nord-est de Mbouda, le village Bagam couvre une superficie de 291 km², chiffre à prendre avec des pincettes, tant les frontières avec les chefferies voisines sont loin d'être clarifiées. Il partage des frontières avec une quinzaine d’autres chefferies de l’oest et du nord-ouest comme Bammessingue, Bamenkombo,Bamendjida,Bati,Bamenyan,Bali Bagam,Bafandji et autres.
L’altitude moyenne ici est de 1100m. Le relief se compose principalement de plaines alluviales, de vallées hydromorphes et de montagnes plus au moins arrondies. C’est une région volcanique au client doux et au réseau hydrographique dense, composé notamment du Noun, de la Mifi, de la Mevobo, du Megho de la Menuzeu, du Tangouang, et du Fondop.
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Une histoire mouvementée |
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Tikar d’ascendance Rifoum à Bankim, le peuple Bagam a connu une histoire fort mouvementée. Ainsi, à l’issue d’une dramatique intrigue succéssorale , Mbeve s’en ira fonder le village Bagam au lieu dit Kougham dans l’actuel arrondissement se Kouotamo (Département du Noun). Puis, suivra un mouvement migratoire conduisant les Bagam vers la rive droite du Noun. Ici, ce peuple résistera victorieusement aux multiples assauts des Bamoun pourtant solidement appuyés par la cavalerie peul. Fonkouo Nda-pang apparaît du reste comme la principale figure symbolique de cette résistance.
A sa mort, certains de ses fils, frustrés du trône Bagam s’exileront, créant d’autres villages tels qye Baham,Bayangam,Bahouan et Batié, tandis que d’autres iront renforcer des chefferies voisines. Sous le règne de FON TETANG MBEKOU, les premiers missionnaires protestants allemands arrivent à Bagam à l’aube du XX ième siècle et y construisent en 1910, l’actuelle église Evangélique du coin qui frappe par son architecture.
Quand à Fon poufong ancien camarade du roi NJOYA des Bamoun à l’école Islamique dans le Nord du pays, il fut un remarquable promoteur de l’économie, de l’art et de la culture dans le royaume Bagam. Après avoir introduit l’islam ici, il inventa une écriture qui ne survécut malheuresement pas à sa mort. C’est pendant son règne que les tumultes entre Bagam et Bamendjin se déclenchèrent à la suite d’une question d’atteinte aux bonnes mœurs. Fon Poufong fut tellement attaché aux allemands qu’il ne lésina jamais sur les moyens de les protéger face aux menaces alliées lors de la première guerre mondiale. C’est ainsi qu’il mit en mission 250 Bagam Valides.
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